LE PRIEURÉ

LE PRIEURÉ

         

LE PRIEURÉ ET L’ÉGLISE SAINT-MICHEL

Nous avons la chance de pouvoir observer encore aujourd’hui un Prieuré très peu remanié, c’est pourquoi il est sur une hauteur.  Bâti au XIème siècle et surélevé au XVème siècle, ce bâtiment dépendant de l’abbaye bénédictine de Déols, témoigne du rôle qu’ont joué les nombreuses communautés religieuses dans la mise en culture de terres gagnées sur la forêt à une époque où la population triplait en l’espace de deux siècles.

L’ancien nom MAGNIACUM du Magny et l’église avec ses fresques du XIIème siècle attestent du passé médiéval.

Le bâtiment rectangulaire, accolé à la façade nord de l’église est constitué d’un sous sol surmonté de deux étages et d’un grenier. La façade ouest est renforcée par deux contreforts qui semblent attester une construction du XIIème siècle

Au premier étage sur la cheminée aux piédroits prismatiques au bas de hotte moulurée on voit un blason martelé représentant un écusson traversé d’une crosse. Dans une pièce voisine, un coussiège. Toujours au même étage, une grande salle (le dortoir) éclairée par des petites baies rectangulaires. Le toit en pente raide est soutenu par une charpente carénée du XVème
L’ensemble des bâtiments remontent au XIIème siècle, mis à part l’ajout d’une annexe Nord au XVème.

Au Xème siècle E.HUBERT signale qu’il existait une église Saint-Sauveur qui fût donnée à l’abbaye de Déols vers 937 par Guillaume II d’Aquitaine.
En 1115 le pape Pascal II confirme la possession d une église de ce même nom aux moines de Déols.
Des actes de 968 de 1138 et de 1233 parlent également d’une église Saint-Sauveur.

Y aurait-il eu deux églises au Magny, la première dédiée à Saint Sauveur ayant disparu, la seconde église prieurale dédiée à Saint Michel ? L’église a t’elle changé de nom ?
Une transaction de 1513 parle d’une rente annuelle payable à la Saint Michel. M. HEITZ dans ses recherches sur les rapports entre architecture et liturgie a constaté que l’archange Saint-Michel prend parfois la place du Christ dans les sanctuaires réservés au seul culte du Sauveur.

Dans l’église, des fresques datant du XIIème siècle représentant des saints sont encore visibles entre les baies et les colonnettes de l’abside. Une statue polychrome de la fin du XVème siècle montre Saint Michel en armure terrassant le dragon.

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